Achat immobilier en France

Baisse des prix et augmentation du pouvoir d’achat immobilier en France

Les taux d’intérêts des crédits immobiliers sont de plus en plus intéressants et la baisse des prix que les professionnels avaient anticipée commence à se manifester. Ces deux facteurs, ainsi que la faible augmentation des revenus, aboutissent sur une augmentation du pouvoir d’achat des Français, partout en France excepté en Ile de France.

Augmentation du pouvoir d’achat en province

Ce pouvoir d’achat augmente depuis le troisième trimestre de l’année 2012, d’après le baromètre combiné de l’université Paris Dauphine et du Crédit Foncier. Celui-ci se base sur le pouvoir d’achat d’un ménage selon ses besoins en termes d’immobilier et ses contraintes financières. Il prend ainsi en compte le taux de chômage, le revenu, les taux des crédits et les prix du marché de l’immobilier. Ce baromètre montre cependant une grande disparité entre les diverses régions françaises. Certaines villes, telles que Nantes ou Toulouse, voit clairement le pouvoir d’achat immobilier augmenter. A Bordeaux en revanche, le pouvoir d’achat stagne encore pour l’instant. En Ile de France, 15 communes sur 19 connaissent également une augmentation du pouvoir d’achat immobilier des ménages. Les disparités sont également très fortes entre ces communes, bloquant tout de même un grand nombre de personnes d’accession à la propriété dans plusieurs d’entre elles.

Les grandes villes pas encore concernées

En province toujours, Marseille est la ville où le pouvoir d’achat recule encore le plus, loin devant Lille et Lyon. Cependant, la baisse des prix se propage également dans ces villes et devrait aboutir à un retournement de la tendance dans les mois à venir. A Paris, le pouvoir d’achat continue également à diminuer. Selon les chiffres, seuls 43% des parisiens ont les capacités financières afin de pouvoir acquérir un bien immobilier répondant totalement à leurs besoins. Avec la baisse du pouvoir d’achat, en un trimestre, environ 38000 ménages ont perdu cette capacité. La situation de ces ménages est hétérogènes, ils proviennent de catégories socioprofessionnelles diverses. Seuls les artisants, commerçants et professions libérales ont vu cette capacité rester stable. Vouloir être primo-accédant paraît également de plus en plus compliqué dans la capitale : seuls 18,6% de ceux-ci possèdent cette capacité, contre 71,8% des secondo-accédants. Un baromètre donc très hétérogènes entre villes, entre ménages et entre le statut des accédants.

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